Les Habitations
L'habitation désigne aux Antilles une exploitation caféière ou sucrière. Vestige de l'économie de plantation, elle témoigne d'une époque où la Martinique esclavagiste contribuait grandement aux finances du royaume de France.Le Patrimoine martiniquais est riche en vestiges et en survivances du passé. Les ruines de Saint-Pierre bien-sûr, mais aussi les vieilles maisons et les bâtiments de Fort-de-France. L'ancienne société coloniale et esclavagiste se découvre quant-à-elle en visitant les anciennes exploitations sucrières.
L'habitation désigne aux Antilles une exploitation caféière ou sucrière. Vestige de l'économie de plantation, elle témoigne d'une époque où la Martinique esclavagiste contribuait grandement aux finances du royaume de France.
Dès le milieu du XVIIème siècle, les premières habitations sucrières produisent une eau-de-vie assez grossière à partir des mélasses obtenues lors de l'extraction du sucre. Tafia pour les esclaves, Guildive pour les français, la boisson prend son nom définitif de rhum lors de l'occupation anglaise (1794-1802).
Les habitants de la Martinique se sont inspirés des pratiques de leurs cultures d'origine dans la conception des bâtiments et des maisons. Leur architecture, bien que ne négligeant pas l'esthétisme, est avant tout pratique. Le climat tropical a ses particularités, et la nature peut y être féroce (cyclones, tremblements de terre). Les bâtisseurs ont du s'y adapter.
Musée d'archéologie, musée vulcanologique, Maison de la Canne, jardins botaniques, musée du coquillage et de la mer ... Le guide.
Choc des civilisations : les habitants amérindiens de la Martinique sont décimés quelques années après l'arrivée des colons. Leur culture orale ayant disparue avec eux, nous ne les connaissions qu'à travers les récits des chroniqueurs européens des premiers temps de la colonisation. Aujourd'hui l'archéologie nous apporte de nouveaux éléments.