| « Nous sommes une conscience mutante » |
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Nom :
Koko pa zabrico
(Invité)
Posté le :
12-11-2009 à 04:51
Donc, écrit Iphigénie dans le post "73 ou 74, qu'en pensez-vous?" : « Nous sommes une conscience mutante » . Ce nouveau fil pourra peut-être approfondir cette pensée profonde (ou éclaicir cette obscure clarté qui tombe de son clavier ) ... Donnons d’abord un sens aux mots. « Nous » ? Qui « nous » ? Les Hommes, les membres d’une communauté précise, vaste (la France) ou moins vaste (les martiniquais, les syriens, les zoreils, les békés, les métis, les …), voire carrément restreinte (les membres de ce forum, ceux qui participent à ce post en particulier – « 73 ou 74 … » -, vous et moi … ) ? Ce « nous, mérite donc d’être précisé. D’autant plus qu’il est suivi du verbe « être » (« nous sommes ») qui révèle un état … Et cet « état » est d’être « une conscience ». Hum, peut-on « être » une conscience ? Et qui plus est « une conscience mutante » ! Là, les choses se compliquent. « Conscience » ? Conscience du monde, de soi, de soi dans le monde, conscience morale, conscience avec son inconscient, son subconscient et tout et tout ? Non, vraiment il faut donner un sens à tout cela ! Je vous laisse la main … On verra pour « mutante » quand l’essentiel sera éclairci … Bonne nuit.
Réponse de Koko pa zabrico (Invité)
Posté le :
12-11-2009 à 05:03
Titre : RE: « Nous sommes une conscience mutante »
Désolé pour l'erreur ... Vraiment désolé ! C'est "nous avons" qu'il fallait lire et qu'Iphigénie a effectivement écrit. Je retire donc tout ce qui tourne autour du verbe d'état. Et dans le fond c'est tout de même mieux "d'avoir une conscience" que "d'être une conscience". Enfin, cela peut se discuter aussi ... Par contre, ce "nous" suivi d'un singulier : "une" conscience (au lieu de "nous avons des consciences mutantes") me pose problème... J'y reviendrai. Peut-être.
Réponse de Iphigénie (Invité)
Posté le :
12-11-2009 à 05:04
Titre : RE: « Nous sommes une conscience mutante »
pAS CHIé des vers!
Réponse de Iphigénie (Invité)
Posté le :
12-11-2009 à 05:27
Titre : RE: « Nous sommes une conscience mutante »
Bravo Coco, tout s'étiole et se coud au fil de tes maux, avec ce retour des mots qui vacillent. Désolé pour l'erreur ... Vraiment désolé! Un problème de conscience...peut-être. Fin de post
Réponse de Koko pa zabrico (Invité)
Posté le :
12-11-2009 à 16:27
Titre : RE: « Nous sommes une conscience mutante »
Illumination matinale ! Bong sang, mais oui, mais c'est bien sûr, couillon que je suis, Iphigénie n'a pas voulu dire autre chose que l'on peut changer d'avis. Bah, oui, c'est évident, cette "conscience mutante", n'est autre chose que l'opinion qui évolue, qui change ... C'est d'ailleurs naturel, comme dit l'autre : "Sé drapé tété yo ka tayé kosaj", faut bien s'adapter. Nouvelle situation. Nouvelle "conscience". très marxiste aussi tout ça, mais cela m'entraînerait un peu loin, on verra plus tard ... Non? Je me trompe ? Mais pourquoi ne l'a t'elle pas dit ? Pourquoi torturer les mots à ce point ? C'est qu'elle - ou "il" si j'en crois certains accords : "Tant pis si j'dois être peu con." a-t-il dit par exemple le 11-11-2009 à 17:54 -, c'est donc parce qu'il aime ça ... Et, mis à part ce bizarre (et incompréhensible : serait-il constipé ?) "pAS CHIé des vers!" qui tombe comme ravet sur un pâté en pot, elle, pardon, il - pas simple - continue : "tout s'étiole et se coud au fil de tes maux, avec ce retour des mots qui vacillent". Jeux de mots. On pourrait chicaner, a-t-il dérapé, a-t-il voulu dire "tout s'étoffe et se coud" ou "tout s'étiole et se découd", l'un ou l'autre étant plus logique ? Mais passons, la logique en poésie ... Par contre je constate que la médecine est un thème récurrent dans son discours ("s'étiole", "tes maux" - quels "maux" d'ailleurs? je ne suis pas malade !) Serait-il docteur, infirmier, hypocondriaque ? Allez savoir ...
Réponse de Iphigénie (Invité)
Posté le :
12-11-2009 à 17:03
Titre : RE: « Nous sommes une conscience mutante »
(bonne analyse pour la con-science mutante, çà devait être dur à comprendre !!!). Que je te rassure c’est Elle, je ne faisais qu’un copier/coller. Mais toi Homme, nous sommes peut-être allié dans le désir de faire route ensemble encore quelques temps sur ce post ? . Alliés j’espère ...pour que ta vision s’élargisse à partir de nos différences. Mais pourtant je sens chez toi, cette gêne, qui parfois t’aide à soupeser le poids des mots. Justement ! …Et tu parle, comme pour meubler le silence ou bien pour essayer de rendre les choses « vitales » pour le lecteur… et pourtant c’est sans importance. Tes mots-bouchons cachent t’ils une sorte de reconnaissance muette ? Très fonctionnel en tout les cas ! Mais où est notre alliance dans tout ce fratras ?
Réponse de Koko pa zabrico
Posté le :
12-11-2009 à 17:14
Titre : RE: « Nous sommes une conscience mutante »
"pour que ta vision s’élargisse à partir de nos différences" pas culotté, Iphigénie ! Et vice versa ! Un peu d'humilité, que diable ... A propos de "vers" (et de "gêne", et de "fatras", et de bavardage), pendant que j'y suis : "Vertu des lucioles" ----- Ne pas désespérer des lucioles/je reconnais là la vertu./les attendre les poursuivre/les guetter encore./le rêve n'est pas de les fixer flambeaux/ni qu'elles se répondent en des lumières non froides/je suis d'ailleurs sûr que la reconversion se fait/quelque part pour tout ceux/qui n'ont jamais accepté cette stupeur de l'air // la communication par hoquets d'essentiel/j'apprécie qu'elle se fasse à tâtons/et par paroxysme/au lieu de quoi elle sombrerait inévitablement/dans l'inepte bavardage de l'ambiant marécage" ------ (Aimé Césaire -"Comme un malentendu de salut", recueil inédit) Désolé pour la mise en page, mais ce forum ne semble pas accepter les retours à la ligne (il y a peut-être un truc, je vais chercher)
Réponse de Iphigénie (Invité)
Posté le :
12-11-2009 à 17:28
Titre : RE: « Nous sommes une conscience mutante »
E puis finalement bien réfléchi, murement réfléchi notre alliance virtuel ressemble au pélérinage de Lourdes et j’ai autre chose à faire qu'à me laisser opportuner en public sur ton post Koko, à savoir te laisser à tes vieilles chimères de fermentations narcissiques, maladie de ton alter-égo/grande mouvance horizontale de ton psychisme... Hé oui Don Quichotte c'est comme ça et c'est tout ! Je te laisse aux prises avec le "zorro de la parole". Très bonne fin
Réponse de pomkanel13
Posté le :
12-11-2009 à 19:02
Titre : RE: « Nous sommes une conscience mutante »
Dommage........enfin un post que je lisais avec intérêt.........même si quelques divergences entre les deux protagonistes..........
Réponse de Koko pa zabrico
Posté le :
13-11-2009 à 16:47
Titre : RE: « Nous sommes une conscience mutante »
Oui, je me doutais bien que ce fil n’avait pas un grand avenir … Et Iphigénie a raison, il est sans doute opportun de ne plus l’importuner :-), « en public », ni nulle part ailleurs. Dommage tout de même qu’il se termine par ce message qui n’honore pas son auteur, mais l’insulte est souvent le dernier argument de celui qui ne trouve plus rien à dire. Avait-il seulement quelque chose à dire ? C’est bien ce que je cherchais en ouvrant ce dialogue (d’ailleurs « ouvert », libre à d’autres d’intervenir …) : car enfin tous ces soi-disant aphorismes hermétiques semés au gré de ses caprices m’ont semblé curieux. Etaient-ils l’écho de quelque chose, avaient-ils un sens ? Je suis un incurable optimiste, j’ai pensé qu’au-delà des mots il y avait peut-être quelqu’un. Mais comme l’a montré un Molière, dans « Les Précieuses ridicules», la rhétorique, les figures de styles, les mots échangés d’une manière générale, peuvent bien sombrer dans la plus inepte futilité lorsque qu’ils ne sont plus que jeux d’esprits creux, vides, inutiles ; ces « précieux », dit Molière, : « laissaient au vulgaire l'art de parler d'une manière intelligible ; une chose dite entre eux peu clairement en entraînait une autre encore plus obscure (...) ils étaient enfin parvenus à n'être plus entendus et à ne s'entendre pas eux-mêmes. Il ne fallait, pour fournir à ces entretiens, ni bon sens, ni jugement, ni mémoire, ni la moindre capacité : il fallait de l'esprit, non pas du meilleur, mais de celui qui est faux, et où l'imagination a trop de part. » Tout est dit. Je voulais savoir si derrière ce que j’avais pris pour un certain plaisir de jouer avec la langue, il y avait autre chose … Force est de constater – et autant cette dernière pirouette que ses récents messages sur le fil « 73 ou 74 » le montrent – que les doux et légers alizés pourraient bien finalement avoir plus de consistance que son éphémère papillonnage d’un fil à l’autre … Mais je me trompe peut-être. jer suis un incurable optimiste ! Et je me garderai bien de donner des leçons, comme il a voulu le faire (ce prétentieux : «pour que ta vision s’élargisse à partir de nos différences. » est tout de même un peu fort !), et je suis assez humble pour savoir quel travail il faut pour arriver à écrire comme un Césaire ou un Glissant : « Ne soyons pas les mendiants de l’Univers/Quand les tambours établissent le dénouement » (bien d’actualité, n’est-ce pas !) D’autres se sont essayés, avec brio, à cet art de la concision si difficile et je pensais notamment aux haïkus d’origine japonaise … Celui-ci par exemple de Kyoshi Takahama : « Quand on dépose une chose/Une ombre d'automne/Naît là. » Nous ne cessons d’apprendre … Nous sommes petits, petits ... Bon, vent Iphigénie et que les dieux – et ton père Agamemnon – te protègent – c’est un pur mécréant qui le dit - ; ne t’ont-ils pas fait gardien(ne) du temple (et ton choix de prendre ce pseudo n’est pas innocent : Iphigénie devait sacrifier tous les étrangers qui abordaient la région … Wahou ! Bingo !)
Réponse de Eric75
Posté le :
13-11-2009 à 17:58
Titre : RE: « Nous sommes une conscience mutante »
Bien vu Koko ! Merci pour cette citation de Glissant « Ne soyons pas les mendiants de l’Univers/Quand les tambours établissent le dénouement » ! Enfin, "le dénouement", je ne pense pas que ce soit pour demain ... Les poètes ont le droit de rêver ... D'ailleurs je crois qu'il a écrit ce petit texte et d'autres (dans "Pays rêvé, pays réel") en 1985 ...
Réponse de Alma
Posté le :
13-11-2009 à 22:44
Titre : RE: « Nous sommes une conscience mutante »
Agamenon, Agamemnon … qui ça ?? Drôle de bête bizarre, n’est-ce pas ? Mais oui bien-sûr Odyssée impénétrable et fantastique des cocos captivés par les queues de poireaux et les fils de serpents de mer !
Réponse de Koko pa zabrico
Posté le :
15-11-2009 à 17:57
Titre : RE: « Nous sommes une conscience mutante »
Pan dans la gueule ! Tu as bien raison Alma de me remettre à ma place ! Mais ce n'est pas moi qui ai choisi le pseudo d'Iphigénie ... Dans le fond, mis à part quelques collégiens et lycéens, qui lit l'Iliade et l'Odyssée aujourd'hui, qui s'intéresse aux queues de poireaux et aux fils de serpents de mer :-) ? A ce qui semble dérisoire, inutile, superflu, un peu stupide ... ? D'ailleurs, à l'époque des ordinateurs de plus en plus conviviaux (Facebook, Twitter et j'en oublie des tonnes), des télés plasma, des gameboys, des MP3 et des ziphones, qui lit d'une manière générale. Et ceux qui lisent, que lisent-ils ? Tiens c'est intéressant (enfin on va voir), j'ouvre un fil sur la question ...
Réponse de Alma
Posté le :
17-11-2009 à 02:52
Titre : RE: « Nous sommes une conscience mutante »
J’espère qu’il reste 2-3 lucides dans le tas pour équilibrer pour le reste !
Réponse de Eric75
Posté le :
17-11-2009 à 03:07
Titre : RE: « Nous sommes une conscience mutante »
Oui Alma, quel tas?
Réponse de Alma
Posté le :
17-11-2009 à 03:25
Titre : RE: « Nous sommes une conscience mutante »
des Zananautes maudits !
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